Loire Archives - Utopia
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Biennale Internationale Design Saint-Etienne

La Biennale Internationale Design Saint-Étienne aura lieu du mercredi 6 avril au dimanche 31 juillet 2022.
La biennale est construite autour d’expositions et de partis pris forts autour et sur le design.
Elle valorise la création contemporaine accessible à tous les publics dans une ambiance festive rythmée par des événements, des visites et des ateliers.
À découvrir pendant 4 mois :
👉 7 expositions phares à la Cité du Design
👉 111 expositions sur le territoire
👉 250 événements
👉 39 pays représentés
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BERNARD LAVILLIERS

Bernard Lavilliers sortira son nouvel album le 12 novembre 2021.
Le bien nommé « Sous un soleil énorme » est un album solaire, assurément, à multiples facettes.
Durant l’année 2019, Lavilliers part en Argentine, démarrant un nouveau cycle, donnant naissance à quelques chansons qu’il défendra en tournée en 2022 et sur la scène de l’Olympia du 16 au 19 juin 2022 – Concerts supplémentaires du 27 au 30 octobre 2022.
 
Autour de Lavilliers, des fidèles comme Romain Humeau du groupe Eiffel, des complices de longues dates, musiciens aux multiples talents comme Georges Baux, Xavier Tribolet ou Michaël Lapie… Mais aussi de nouveaux venus : le duo Terrenoire, un collectif imparable avec Izia, Gaëtan Roussel, Hervé et Eric Cantona !

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Un monde meilleur

Benoît Lambert, artiste de la fabrique

L’espèce humaine peut-elle encore se donner les moyens de finir en beauté ?

 

Benoît Lambert entamait, il y a vingt ans, un feuilleton théâtral sur les grandes mutations du monde moderne. Il nous livre aujourd’hui le dixième et dernier épisode de cette chronique engagée, sous la forme d’un épilogue, dont il est l’auteur. À l’origine de ce nouveau projet, il y a le constat que la fin de l’humanité est devenue inéluctable dans un avenir assez bref. Avec un humour corrosif, Benoît Lambert explore les paradoxes de ce nouvel état de fait. Il y a ensuite l’envie d’inventer une partition sur mesure pour le comédien Christophe Brault – que le public stéphanois avait notamment pu applaudir dans le rôle truculent du présentateur de La Bonne nouvelle de François Bégaudeau accueilli à La Comédie en 2018.

À mi-chemin entre le seul en scène, la conférence et le portrait d’acteur, ils posent ensemble les jalons d’une réflexion passionnante sur l’histoire de l’humanité. Entre prise de conscience caustique et questionnements existentiels, un rare moment de partage et d’intelligence

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L’Avare – Comédie de Saint-Etienne

Molière / Benoît Lambert

artiste de la Fabrique / production créée à La Comédie

Je suis perdu, je suis assassiné, on m’a coupé la gorge, on m’a dérobé mon argent

Benoît Lambert, tout nouveau directeur de La Comédie de Saint-Étienne, entretient avec Molière, un fidèle compagnonnage. Depuis Les Fourberies de Scapin qui fut l’un de ses premiers spectacles, en passant par Tartuffe et Le Misanthrope, le metteur en scène réaffirme son amour indéfectible pour cet immense auteur dont la langue, profondément vivante, constitue un formidable appel au jeu. Ce cheminement est pour lui indissociable d’une autre aventure, celle qui le lie au comédien Emmanuel Vérité, avec lequel il collabore depuis presque trente ans.

Dans cette comédie grinçante mue par une mécanique implacable, pas un seul personnage n’échappe aux brimades d’Harpagon et à son avarice. Étonnamment, c’est même comme si cette passion dévorante encourageait chez chacun.e, les plus viles médiocrités. Ce sentiment proprement cauchemardesque a inspiré au metteur en scène, l’envie d’aborder l’œuvre à la manière d’un petit conte horrifique et très drôle. Un clin d’œil indéniable à l’esprit de Jean Dasté, qui incarnait il y a précisément cinquante ans, ce même rôle pour sa dernière grande apparition sur la scène de La Comédie.

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Double Je, Donation Durand-Dessert & Collections MAMC+

Cette exposition des collections du MAMC+ révèle la récente donation exceptionnelle – plus de 180 œuvres et une cinquantaine d’éditions – reçue de Liliane et Michel Durand-Dessert, galeristes en activité à Paris de 1975 à 2004 et collectionneurs de renom. Déployé sur 1 000 m², cet accrochage met en dialogue la majorité de ces nouvelles pièces avec les riches fonds du Musée correspondant aux choix exemplaires de ce couple de marchands érudits et collectionneurs passionnés.

Enrichissement majeur des collections, cet événement constitue un nouvel épisode marquant dans l’histoire des donations consenties par des collectionneurs au MAMC+, comme celles de Vicky Rémy ou Ninon et François Robelin dans les années 1990. Le couple Durand-Dessert affirme avec ce généreux geste son attachement à un Musée auquel il avait déjà offert par le passé une toile de Gerhard Richter (Crâne, 1983) et une sculpture de Luciano Fabro (L’Œil de Dieu, 1969), deux chefs-d’œuvre figurant en ouverture de l’exposition. Preuve de leur confiance, ce don s’accompagne d’un fonds d’archives relatif à l’histoire de leur galerie, ainsi que de multiples et livres d’artistes témoignant de leur activité initiale d’éditeurs sous le nom de Multiplicata.

Avec un engagement visionnaire, les Durand-Dessert ont œuvré pendant plusieurs décennies à la défense d’un pan essentiel de la création contemporaine et ce, dans une perspective avant tout européenne. Ils ont ainsi apporté un soutien fort et précoce aux scènes allemande (Beuys, Richter, Rückriem…), anglaise (Hilliard, Flanagan, Tremlett…) et italienne (Boetti, Kounellis, Merz…), sans négliger pour autant le contexte français (Lavier, Tatah, Garouste…). Leur regard aiguisé et singulier sur l’art de leur temps a permis de rassembler une magnifique collection personnelle, aussi ouverte qu’exigeante. Nombre d’artistes qu’ils ont promus se trouvent conservés au MAMC+, et certaines de leurs pièces ont été régulièrement acquises auprès de leur galerie. Aujourd’hui, leur donation d’ampleur vient compléter ces ensembles, concernant Cadere, Burgin, Morellet, Rutault ou Verjux, tout en intégrant des artistes jusqu’alors non représentés : Brauntuch, Hilliard, Paolini, Wegman…

À travers neuf salles, chacune placée sous les auspices d’une des neuf Muses de la mythologie grecque, le parcours de l’exposition propose des regards croisés entre différents courants et une cinquantaine d’artistes, de l’Arte Povera à la photographie plasticienne, en passant par l’art conceptuel et l’abstraction radicale. Reflet de multiples disciplines (peinture, sculpture, installation, photographie, dessin et gravure, livre et art postal), cette sélection d’œuvres, unies pour beaucoup d’entre elles par la figure du double, dresse un bilan éclairant de la création des années 1960 aux années 1990.

Au cœur du parcours de l’exposition, une salle est dédiée à l’autre grande passion des Durand-Dessert, celle qu’ils nourrissent pour les objets ethnographiques depuis la décennie 1980. Le MAMC+ met à l’honneur quarante-cinq œuvres d’art précolombien, inédites pour la plupart, dans une exposition-dossier rendant hommage à la curiosité des deux collectionneurs. Relevant d’un goût esthétique sûr et de connaissances profondes, ces œuvres sont une véritable ode à l’art olmèque.

Enfin, deux salles prolongent l’exposition autour d’un focus sur les fonds photographiques du Musée. La première se penche sur la question de la photographie anonyme et amateur, telle qu’interrogée par des artistes comme Christian Boltanski et Hans-Peter Feldmann, tandis que la seconde s’intéresse à la notion d’objectivité par un rapprochement du français Patrick Tosani avec les représentants de l’École de Düsseldorf.

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7 soeurs de Turakie

Emili Hufnagel et Michel Laubu / Turak Théâtre

Notre mémoire, ce morceau de banquise sur lequel des ours polaires jouent au baby-foot !

Pour qui ne connaît pas la Turakie, ce drôle de pays qui n’apparaît sur aucune carte mais qui peut prendre forme dans l’imaginaire de chacun.e, le détour s’impose ! À partir d’éléments souvent usagés, remisés dans des garages, abandonnés dans la rue ou ramassés sur les plages, Emili Hufnagel et Michel Laubu créent des personnages insolites à la croisée du théâtre de marionnettes et du théâtre visuel. 7 soeurs de Turakie s’inscrit dans le prolongement d’une recherche menée autour de la mémoire.

Disséminées aux 7 coins du monde, 7 aïeules turakiennes regagnent leur maison familiale menacée par une horde de bandits de courants d’air. Autour d’un vieux baby-foot improvisé en théâtre, la résistance s’organise… Pour préserver sa mémoire de la fonte des glaces, cette tribu attachante et cocasse fait ressurgir les mythes anciens et étranges qui ont bercé son enfance. À coup d’anecdotes parfois émouvantes, souvent hilarantes, le passé reparaît, dérisoire et fragile dans un tourbillon de poésie.

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