Rhône Archives - Utopia
186
archive,tax-portfolio_category,term-rhone,term-186,ajax_fade,page_not_loaded,,select-theme-ver-3.1,popup-menu-fade,wpb-js-composer js-comp-ver-5.5.5,vc_responsive

Archive

Ana

L’amour, la violence, la tendresse, inextricables.

ANA, pour À nos amours, célèbre film de Maurice Pialat que transpose au théâtre le comédien et metteur en scène Laurent Ziserman. Un huis clos familial intense et physique, lauréat du Prix Célest’1 2019 – section Maquettes.

 

Un père. Une mère. Un fils. Une fille : Suzanne, 17 ans. Un jour le père meurt, brutalement, laissant Suzanne seule entre un frère autoritaire et une mère hystérique. Film culte du début des années 1980 ayant révélé l’actrice Sandrine Bonnaire, À nos amours nous plonge dans l’intimité d’une famille secouée par les tourbillons de l’amour, du deuil, de la violence, du désir. « À nos amours, mieux que tant de pièces à mon goût, propose une admirable et terrible dramaturgie des névroses familiales » déclare Laurent Ziserman, qui s’est inspiré de cette matière cinématographique intemporelle pour élaborer un spectacle vibrant de sensibilité. Ici, point de ressorts sentimentaux ou psychologiques. Mais des impulsions physiques qui donnent naissance à des scènes d’où semble jaillir toute la force de la vérité. Des coups, des cris, des pleurs, des rires… Et l’expression quasi-permanente de l’émotion. Une émotion brutale, inattendue, fulgurante. Comme dans la vie.

0
0

Antis

Julie Guichard / Perrine Gérard

Depuis l’avènement au pouvoir d’un nouveau gouvernement, cinq journalistes cherchent le sujet vendeur qui pourra satisfaire leur direction. La nuit, les agressions se multiplient. Certaines sont filmées par celles et ceux qui les commettent. Refusant d’y voir des faits isolés, l’équipe se lance dans une investigation sur les traces d’un réseau groupusculaire dont l’acronyme reste à déchiffrer. Une enquête dont ils ignorent la mesure.

Alors que se joue notre prochaine élection présidentielle, Julie Guichard et Perrine Gérard décryptent les mécanismes qui influencent les scrutins, avec une palpitante équipe de comédien.ne.s qui donne corps à cette dystopie. Questionnant avec force la banalisation des voix et des discours discriminants, elles brossent le portrait d’une société qui hésite entre révolte à venir ou résignation inconsolable.

0
0

Le Jeu des ombres – TNP

de Valère Novarina mise en scène Jean Bellorini

 

Orphée, c’est l’homme qui réenchante le monde, le transforme, l’émeut et le déplace. Par son chant et sa lyre, il attendrit les bêtes féroces, fait danser les arbres et pleurer les rochers, détourne le cours des fleuves. Il est l’artiste qui déchire le voile des conventions, des dogmes, celui qui pousse à questionner, à remettre en cause, à croire et ne plus croire. Un doute qui le conduit à commettre l’irréparable…

Poète amoureux des nuances infinies du Verbe, Valère Novarina retraverse ce mythe, à la demande de Jean Bellorini. Il imagine une communauté d’âmes en peine errant dans les Enfers, se souvenant de ce qu’a été la vie. Ces voix de damnés, insolentes et facétieuses, viennent réanimer l’espace vide. Entre l’inspiration de la prière et la véhémence du poème, son écriture est pleine de fantômes.

Les comédiens, musiciens et chanteurs réunis sur le plateau s’emparent de cette partition secrète. Morceaux d’humanité échoués, éclats de vie qui transpercent le vide, tous sont Orphée. Le monde brûle, l’univers se dérègle, les instruments sont fracassés, et pourtant le petit orchestre est là. Partout la vie réapparaît, le jeu renaît, la musique résonne. Avec joie et fureur. Leur parole est un chant, un sang qui circule. Elle est capable d’éveiller les sens, comme la musique. Plusieurs ritournelles ou chants de l’opéra de Claudio Monteverdi ont été transposés par Sébastien Trouvé pour la troupe, échos du récit d’amour d’Orphée et Eurydice.

Jean Bellorini a réuni ses collaborateurs artistiques proches autour de sa première création au TNP. Les comédiens et comédiennes ont tous été rencontrés au fil de ses aventures théâtrales. Thierry Thieû Niang orchestre la rencontre des corps, indispensable pour rendre compte de la dimension organique de l’écriture de Valère Novarina. Macha Makeïeff a imaginé des costumes chargés de vies antérieures, qui donnent du faste à ces personnages de l’ombre. Gageons que ce spectacle, qui célèbre l’art comme trait d’union entre la vie et la mort, réchauffera nos cœurs.

0
0

Bingöl Road trip – NTH8

BINGÖL, ROAD TRIP THÉÂTRAL

COMPAGNIE LES TROIS-HUIT

Avec musique, danse, vidéo et théâtre

Un jour tu comprends que ton deuxième pays, celui que tu n’habites pas mais

qui colore ton nom, devient une dictature.

Ton nom devient alors à lui tout seul ce pays, ce sombre inconnu,

cette menace autoritaire, ce mystère à dévoiler.

Ton nom devient l’énigme du spectacle.

Tu veux savoir ce qui t’échappe.

Toi qui ne parle pas un mot de turc, tu décides de partir à Bingöl.

Juste pour voir.

Questionner.

Tes origines.

Ta famille.

Les Turcs.

Et revenir.

Revenir pour relater ce voyage, témoigner et faire tournoyer ton corps avec les fantômes, les gens filmés, les paysages, les souvenirs, les questions résolues et celles restées en suspens, et danser, par-dessus tout, comme une sorcière-soufi-sacrilège, transformant ainsi Bingöl en une envolée poétique, esthétique, sociale, politique, personnelle, sensible, infinie.

A.B.

0
0

Exposition Sur la piste des sioux

Explorez la représentation des Indiens d’Amérique, depuis près de cinq cent ans, de l’arrivée des colons jusqu’à aujourd’hui.

Tipi, plume, bison, calumet de la paix, flèche, tomahawk, coiffe… sont quelques attributs que l’on associe communément en France aux populations natives de la moitié nord du continent américain. Récits de voyages, peintures, spectacles et cinéma ont façonné cet imaginaire.

L’exposition invite à suivre le fil de cette longue construction iconographique au cours de laquelle le Sioux a pris peu à peu une place centrale, au point d’incarner, à lui seul, «l’Indien d’Amérique».

0
0

The Pajama Game

Reprise d’un succès salué par la presse et le public, deuxième tour de piste pour le flirt dansé et chanté entre une syndicaliste et le cadre d’une entreprise fabriquant des pyjamas.

1954 : succès inattendu à Broadway pour The Pajama Game très vite adapté au cinéma par Stanley Donen avec Doris Day. Depuis, la pièce n’a pas pris une ride ; des chansons devenues des hits, une fête, un divertissement, c’est l’Amérique que nous aimons ! L’œuvre tiendra l’affiche pendant 1063 représentations. Une chanson, Hey There, fera le tour du monde. Les rapports de classes seront chorégraphiés et les ambitions personnelles chantées à tue-tête dans le grand style jazzy des années 50.
Grosse machine aux États-Unis, l’oeuvre a pris à Lyon son exact contre-pied. Le succès de ce « musical made in France » repose sur la virtuosité d’une troupe étonnante : treize artistes dansent et chantent, comme de juste, mais jouent aussi de multiples instruments pour mettre la musique toujours au centre de l’action. Comme un défi, ils descendent les trois marches de l’orchestre pour prendre part à l’action ; et à ce jeu-là, The Pajama Game s’emballe avec entrain, sur le fil d’un conflit social où vertu intime et vertu syndicale cascadent à qui mieux mieux.
Une œuvre qui fait le portrait d’un groupe de femmes prêtes à renverser la hiérarchie sociale et la domination masculine dans la bonne humeur !

 

En français et en anglais surtitré

0
0

Hen

De Johanny Bert
Avec Johanny Bert, Anthony Diaz et les musiciens Guillaume Bongiraud, Cyrille Froger
Conception, mise en scène et voix – Johanny Bert

Issu de l’imaginaire du metteur en scène et marionnettiste Johanny Bert, Hen nous fait vivre une soirée joyeuse et provoquante. À la croisée des cabarets berlinois des années 1930 et de la scène queer contemporaine.

Son visage et son corps sont multiples. À la fois glamour et virile, crue et pudique, Hen (prononcer « heun », à l’instar du pronom personnel suédois utilisé pour désigner une personne de manière non genrée) ne se laisse enfermer dans aucune catégorie. Cette créature chimérique explore, en musiques et en chansons, les questions de l’identité et du genre. Ni travestie, ni transsexuelle, ni transgenre, elle se métamorphose au gré de ses envies, avec humour et insolence, revendiquant le droit de vivre en dehors des normes.
Constituée de mousse, de bois, de métal et de latex, cette marionnette exubérante est manipulée à vue par deux acteurs. Plurielle et transformable, elle nous invite à une soirée inspirée des cabarets berlinois des années 1930 ou de la scène performative queer actuelle. S’engageant pour une société moins discriminante, Hen affirme son parcours intime, sa différence sexuelle, sa liberté d’être, les identités variées qui composent son humanité.

Spectacle récompensé lors du Prix de la critique 2019/2020 : Mention spéciale – Spectacle Hors norme

0
0

La seconde surprise de l’amour

de Marivaux  / mise en scène Alain Françon

 

Une marquise, veuve inconsolable, fait la rencontre d’un chevalier contraint d’abandonner son premier amour, Angélique. Amoureux trahis et éplorés, ils se confient la douleur de leur solitude. Au fil de leurs échanges, quelque chose naît, quelque chose qui trouble et qui est loin d’échapper au regard de Lisette, la suivante, de Lubin, le valet, d’un comte épris de la marquise et d’Hortensius, un pédant féru de morale.

Quelques années après La Surprise de l’amour, Marivaux écrit en 1727 La Seconde Surprise de l’amour, dont l’objet est la négation même de cette surprise. Ne pas vouloir reconnaître l’amour quand il vous saisit, Marivaux s’en amuse avec malice et désenchantement. En signant cette variation, il se parodie et invite à jouer avec le théâtre et ses paradoxes. Il rit de l’amour qui se combat, des aveux retardés, des paroles qui démentent les sentiments. Et du désir, enfin, qui a toujours un coup d’avance.

Le piège tient au charme insidieux d’une mélancolie où se complaisent les protagonistes. Contrairement à Molière, Marivaux ne dresse pas d’entraves extérieures à leur amour. Pas de pères abusifs : l’obstacle ne se trouve nulle part ailleurs que dans le cœur des jeunes gens. Ce qui ne facilite en rien la tâche puisque toutes et tous, et derrière eux Marivaux, surenchérissent leurs difficultés. Et dans le labyrinthe qu’ils se façonnent, le langage a un pouvoir ambivalent. Chaque mot est susceptible de changer tout ce qui a été construit et la fierté menace sans cesse de se heurter aux sentiments. Ces personnages qui usent à loisir des sous-entendus, des non-dits et des circonvolutions linguistiques, aussi virtuoses soient-ils dans le maniement du discours, manquent cruellement d’adresse dès lors qu’il s’agit d’exprimer leur désir. Et pourtant, dans ce théâtre où la parole fuse et pétille, ce sont bien les échanges verbaux qui offriront le salut…

Metteur en scène incontournable du théâtre français, Alain Françon a dirigé le CDN de Lyon-Théâtre du Huitième de 1989 à 1992. Au TNP, il a présenté des textes d’Edward Bond, de Roger Planchon, d’Anton Tchekhov et plus récemment de Botho Strauss et d’Edward Albee. Il retrouve ici Marivaux, dont il avait monté La Double Inconstance en 1981. La Seconde Surprise de l’amour, conçue comme une délicate métaphysique du cœur, l’intéresse « parce qu’elle n’est qu’une forme entre autres de la surprise existentielle… ».

0
0

Straight

Texte de Guillaume Poix. Mise en scène Sylvie Mongin Algan – Compagnie Les Trois-Huit

PREMIÈRE CRÉATION THÉÂTRALE DU TEXTE EN FRANCE

Straight adj. mot anglais.

sens 1 : droit – exemple : la ligne droite, le droit chemin

sens 2 : dans les normes, par extension : « hétéro », en opposition à « gay »

Afrique du Sud, 2011. Alors que la « Nation Arc-en-ciel » de Mandela autorise depuis 5 ans déjà le mariage pour tous et toutes, les femmes lesbiennes sont victimes d’une pratique de torture endémique souvent accompagnée de meurtre : le viol correctif / corrective rape. Il est commis, selon les violeurs, pour rééduquer leurs victimes et les remettre dans le droit chemin : Straight.

C’est en 2018 et au Mexique, premier pays d’Amérique latine à avoir reconnu juridiquement le terme « féminicide », qu’a eu lieu la création mondiale de Straight dans sa traduction espagnole.

Mettre en scène Straight dans sa version française, ici et maintenant, c’est s’inscrire dans les inlassables luttes féministes et LGBT+, c’est célébrer les victoires obtenues, ailleurs, pour nommer et donner une existence juridique à ces crimes de haine : viol correctif, féminicide, violence de genre.

Sylvie Mongin Algan

REPRÉSENTATIONS bilingues adaptées EN LSF PAR LA COMPAGNIE ON OFF

0
0

Les Journées du Patrimoine 2021

Les Journées européennes du patrimoine sont organisées par le ministère de la Culture. Placées sous le patronage du Conseil de l’Europe et de la Commission européenne, elles reçoivent le concours des propriétaires publics et privés de monuments historiques. Les Journées européennes du Patrimoine sont l’occasion de poser un autre regard sur le patrimoine à travers des visites et des balades urbaines inédites.

 

Journées du patrimoine 2021 : Jeunesse et patrimoine

Cette édition des Journées Européennes du Patrimoine vient nous rappeler que la jeunesse est héritière, mais aussi actrice et créatrice, du patrimoine matériel et immatériel de notre société. Comment hériter de ce patrimoine ? Comment le transmettre ? Comment le construire, le faire évoluer ensemble, pour les générations futures ? Autant de questions que ces JEP souhaitent aborder.

0
0

Le TNP de Villeurbanne a 101 ans !

« C’est très curieux d’être jeune quand on est vieux. » Ce mot du philosophe Edgar Morin nous a semblé de mise pour ouvrir ce Centenaire. En effet, comment célébrer une histoire dont les premiers acteurs semblent appartenir à une époque révolue ? Comment rendre compte des évolutions, des révolutions parfois, accomplies par une institution phare du théâtre public sans en minimiser la complexité ? Comment, enfin, s’enrichir du passé pour réinventer nos métiers et nos arts aujourd’hui et demain ? La crise sanitaire est passée par là et notre centenaire est devenu un cent-et-unaire. Mais peu importe le nombre de bougies, l’essentiel est de mesurer le chemin parcouru et d’y trouver sa place, humblement, joyeusement. C’est dans cette envie que nous vous convions à deux semaines de festivités jalonnées par des rencontres, des lectures, deux expositions et quatre spectacles qui font résonner pour aujourd’hui cette idée, cet idéal sans doute, de théâtre populaire.

  • Inauguration du Centenaire

Jean Bellorini lancera le coup d’envoi d’une quinzaine placée sous le signe de la célébration du passé, de l’élan vers l’avenir, et qui marquera aussi nos retrouvailles.
jeudi 9 septembre 2021 à 17 h
Petit théâtre, salle Jean-Bouise

  • Dix rencontres

Des spécialistes, universitaires, témoins et artistes se retrouvent pour partager des pages de l’histoire du TNP.
Présentation des rendez-vous : L’histoire du TNP, d’hier à aujourd’hui.

  • Quatre spectacles

Ça ira (1) Fin de Louis, une création théâtrale de Joël Pommerat
Fahrenheit 451, d’après Ray Badbury, mise en scène Mathieu Coblentz
Les Trois Mousquetaires – La Série, d’après le roman d’Alexandre Dumas, mise en scène Clara Hédouin et Jade Herbulot Collectif 49 701
Et d’autres que moi continueront peut-être mes songes, textes Firmin Gémier, Jean Vilar, Maria Casarès, Silvia Monfort, Gérard Philipe et Georges Riquier, mise en scène, scénographie et lumière Jean Bellorini

  • Deux expositions

Ce soir, oui tous les soirs, exposition en collaboration avec la Maison Jean Vilar
100 ans d’histoire en sons éclairés, installation d’Agnès Pontier et Sébastien Trouvé

  • Et d’autres propositions

Une lecture avec le dispositif Les In-Ouïs et des projections organisées en partenariat avec l’Institut Lumière, Du théâtre au cinéma.

Toutes les infos sur le site du TNP >

0
0

Festival Les Invites

Les Invites de Villeurbanne du 15 au 18 septembre 2021 pour la 17e édition!

 

  • 4 jours de festival 100% gratuit
  • 85 représentations dans l’espace public
  • 70 000 festivaliers
  • 50 spectacles et 9 concerts
  • 16 créations 2020-2021

Plus de 400 artistes de provenance d’Europe (france, espagne, Pays-bas, belgique), Arménie, brésil, Burkina-faso, Cameroun.

Consultez la programmation

0
0