Haute-Savoie Archives - Utopia
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Archive

Les frères Karamazov

Sylvain Creuzevault

d’après FÉDOR Dostoïevski • traduction André Markowicz

 

Et si le roman-fleuve de Dostoïevski était – entre autres – un polar ? Qui donc a tué le père ? Et pourquoi ? Et si tous étaient coupables ? Sous le récit, le clin d’œil de la farce et, tapies sous la farce, d’insondables questions métaphysiques… Mais, pour Sylvain Creuzevault, le rire de la bouffonnerie est bien là. Pour les douze acteurs tout feu tout flamme, c’est un formidable terrain de jeu !

Notre terreur, Le Capital et son singe, Angelus novus – Antifaust… le théâtre turbulent de Sylvain Creuzevault se construit avec sa constellation d’acteurs. L’humour magistral des Frères Karamazov leur ouvre le chemin d’un jeu survolté, débordant, farcesque. Parce que « le Russe rit très souvent où il faudrait pleurer », il faut savoir se moquer du désastre ! Dostoïevski est un continent que Creuzevault ne cesse d’explorer, acharné à en révéler toute son étendue : mise en question de Dieu, de la justice, de la grâce… et subtile mécanique du retournement. Les meilleures intentions engendrent parfois des catastrophes ! Le faux roman policier des Karamazov, qui s’enracine dans les questions existentielles, offre en surface des bouquets de rires auxquels il est difficile de résister.

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J’ai des doutes – Bonlieu Scène Nationale

THÉÂTRE / HUMOUR / MUSIQUE

FRANÇOIS MOREL

RAYMOND DEVOS

 

Qui d’autre que François Morel peut ranimer la flamme de Raymond Devos, monstre sacré de l’humour ? Partageons une nouvelle fois le bonheur de redécouvrir ses textes ciselés, ses petites fables loufoques. Inoubliable duo pour comédien et pianiste : un pur enchantement !

Chaque visite de François Morel est la promesse d’une saveur théâtrale savamment distillée. S’approprier sans trahir, servir les textes de Devos, fabuleux clown métaphysique, offrir au public ce rire qui s’empare de tout et s’étonne de l’étrangeté du monde. Tout en malicieuse délicatesse, avec l’essentielle complicité de son pianiste, Morel dégoupille le burlesque pour mieux en révéler la profondeur.
Du grand art, sans nul doute !

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La vie de Galilée

Mise en scène Claudia Stavisky / Texte Bertolt Brecht

 

Nous sommes en plein XVIIe siècle, le monde s’éveille à nouveau à la science. Après les grandes découvertes et l’épopée des marins héroïques, c’est l’univers infini qui s’ouvre sous les yeux et les calculs de Galilée, héritier d’une grande lignée d’astronomes. Le savant incarne, dans une fresque passionnante, le combat de la vérité contre l’obscurantisme et la puissance de l’Église. Philippe Torreton, acteur solaire et d’une justesse épatante, campe Galilée. Il lui offre une stature, une faconde, une ironie, une rudesse et une tendresse bouleversantes !

Claudia Stavisky, directrice du théâtre des Célestins à Lyon, s’empare du texte limpide de Bertolt Brecht écrit en 1938. Sa mise en scène, d’une grande sobriété, en révèle la richesse, la puissance et la contemporanéité. En développant la technique de la lunette astronomique, Galilée prouve que la Terre tourne autour du Soleil. Le monde est en train de changer mais le pouvoir religieux, qui plus est dans la pieuse Italie, ne l’entend pas ainsi et veut garder la main sur le Ciel. Entouré de dix comparses campant une quarantaine de personnages, le grand Philippe Torreton excelle à incarner cette lutte contre l’ignorance. Du grand art, sans esbroufe, profondément habité par des enjeux fondamentaux : ceux de la vérité et du savoir. Une jubilation !

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